Prospective : l’avenir passe par la fiction

rtemagicc_aura_of_familiarity_cover_sml_01L’Institut pour le futur (IFTF, @iftf) n’en est pas à sa première tentative expérimentale dans le domaine de la prospective. Voilà quelque temps il avait ainsi participé à la création du jeu Superstruct. En 2013, l’Institut a décidé de recourir à la littérature. Dans le cadre de son projet sur l’Age de la matière connectée, afin de mieux explorer ce thème de recherche, il a commandé six nouvelles d’anticipation à des auteurs réputés (Bruce Sterling (Wikipédia, @bruces), Rudy Rucker (Wikipédia, @rudytheelder), Cory Doctorow (Wikipédia, @doctorow), Madeline Ashby(@madelineashby), Warren Ellis (fameux scénariste de comics, Wikipédia, @warrenellis) et Ramez Naam (Wikipédia, @ramez).

>> La suite de cet article de Rémi Sussan (2013) sur Internet Actu

Transitions singulières : imaginer les mondes d’après

Invité en “Keynote” de l’événement Future@SystemX, organisé le 14 mars 2017 par l’Institut de recherche technologique SystemX, j’ai tenté de formuler quelques pistes de travail mobilisant “l’imaginisation” des chercheurs et technologues.

Je tenterai prochainement d’en écrire le texte. Voici déjà la video et les supports :

“Les potentiels du temps” : rouvrir l’avenir ?

les-potentiels-du-temps-art-et-politique_camille-de-toledo_aliocha-imhoff_kantuta-quiros_chto_le-peuple-qui-manque-miniCamille de Toledo, Aliocha Imhoff et Kantuta Quiros publient ensemble un ouvrage stimulant, Les potentiels du temps – Art & politique (Manuella éditions, 2016). L’ambition n’est pas mince : face à “la culpabilité décrétée à l’égard de toute tentative de transformer le monde” (le XXe siècle a laissé des traces), “rouvrir l’avenir à des potentialités nouvelles.” Par quel chemin ? Celui de l’art, pensé non comme une échappatoire, mais comme un moyen d’explorer et d’expérimenter une infinité de transformations possibles.

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Yannick Rumpala : La science-fiction pour « habiter les mondes en préparation »

Dans un entretien avec l’équipe de Pop-Up Urbain, le chercheur en sciences politiques Yannick Rumpala décrit la manière dont il envisage la science-fiction comme “exercice de pensée” pour “réenclencher des réflexions éthiques et politiques à partir de représentations saisissantes poussées aux limite.”

“Cet imaginaire et les spéculations qu’il contient pourraient être un appui et un stimulant intéressants pour la réflexion collective. À condition de ne pas rester dans le registre catastrophiste et apocalyptique, qui peut avoir un intérêt critique (beaucoup ont probablement encore en tête le film Soleil vert), mais qui a eu tendance à écraser d’autres registres possibles. (…) Pour moi, les récits de science-fiction peuvent en proposer d’autres, mais dans le futur, sur le mode de l’expérience de pensée. (…) Ses constructions imaginaires sont l’un des rares endroits où l’on peut voir vivre, agir, s’organiser les « générations futures »”.

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